Retour au vin

Publié le par Philippe Belnoue

Plusieurs semaines se sont écoulées au cours desquelles l'envie d'ouvrir et de goûter du vin était en berne : pas le temps, ni l'esprit à cela. Et puis ouvrir une bouteille et la disséquer sur une semaine, seul, n'ayant plus le temps d'écrire un compte-rendu sur les fora consacrés au vin, tout cela perd de son charme.

Il fallut l'occasion d'un anniversaire, fêté en famille, pour retrouver la joie de la découverte, de l'exploration d'un monde gustatif et olfactif à la fois classique et original. Deux bouteilles, un blanc du Sud-Ouest et un rouge bordelais m'ont redonné le plaisir du partage et de la dégustation.

 

Pour commencer, le Bergerac sec Moulin des Dames 2000 de la famille Conti possède une très belle robe jaune dorée, digne des plus beaux liquoreux de la région. Fort engageant. Le nez est une symphonie d'épices douces (la vanille trahissant un élevage ambitieux en barriques neuves), de pêche et de fleurs. La bouche est ample, le milieu possède beaucoup de gras, avec un retour en finale de l'acidité qui déséquilibre un chouille le vin... mais à table, sur des noix de saint jacques préparées classiquement à la crème, tout s'assemble parfaitement et offre un plaisir quasi orgasmique.

 

Le rôti de grouik-grouik et pommes boulangères façon personnelle (et cette fois, bien cuites) furent les compagnons d'un superbe Côtes de Castillon Clos Puy Arnaud 2004, un cru de la rive droite que j'aime beaucoup, d'une appellation moins connue que ses illustres voisins Pomerol & Saint Emilion, mais dont quelques représentants ont régalé des soirées estudiantines passées. Bref, un vin issu à majorité de merlot gourmand, aux jolies notes de cassis et de fruits noirs, aux tanins doux et à la matière élégamment mûre. Ce vin donne envie de redécouvrir cette région bordelaise au sein de laquelle quelques dérives m'ont détourné de la plupart de ses crus. Finalement, c'est bien dommage  !

 

Philippe

Publié dans Mondovino

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