Gueule de Bois

Publié le par Philippe Belnoue

A l'approche des fêtes, il est de bon ton de s'intéresser aux lendemains qui déchantent parfois… après un repas familial ou entre amis fort arrosé. Le symptôme le plus fréquent est dénommé veisalgie en bon français scientifique, et se traduit par des maux de tête, un assèchement des muqueuses voire de vomissements ou pire dans les cas les plus graves. Quel dommage de conclure les festivités d’aussi triste façon !

Pour remédier et parer à ces désagréments, commençons par comprendre le phénomène : l’alcool (éthanol et autres –ol en tout genre) peut réagir avec l’eau de l’organisme dans le cadre d’une réaction de déshydratation, et/ou se dégrader pour former des aldéhydes toxiques pour l’organisme. Le foie doit éliminer ces résidus toxiques en éliminant de l’eau comme solvant de ces résidus. D’où un déficit rapide en eau au sein de l’organisme, qui peut permettre à ces toxines d’atteindre des concentrations anormales et responsables de tous les maux rencontrés lors de la fameuse « gueule de bois ».

Aussi, lors de repas arrosés, si l’on veut concilier hédonisme et santé, sans tomber dans la solution radicale de l’abstinence complète (nécessaire bien entendue en cas de maladie ou allergie), il convient de boire suffisamment d’eau au cours du repas.

Ma règle empirique consiste à boire au moins un grand verre d’eau (environ 15 cL) pour chaque verre de vin (environ 10 cL pour des degrés d’alcool de 12,5° à 15° maximum en règle générale), le verre à eau étant traditionnellement plus grand que celui réservé au vin. J’évite de consommer des alcools plus forts, par goût et par volonté de garder le contrôle sur le débit d’alcool ingéré (ou alors, il faut prendre son temps). Autre solution, pouvoir recracher le vin au cours du repas dans des gobelets prévus à cet effet. Pas très élégant toutefois, mais ô combien pratiques.

Bonnes fêtes à tous les lecteurs qui me feraient l'honneur de s'aventurer sur ce blog perdu.

 

Publié dans Gastronomie

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