Bourguignon

Publié le par P'titPhilou

Aujourd'hui, pas d'agneau pascal, que j'avoue peu goûter, mais un boeuf bourguignon maison, subtilement épicé, cuit à feu doux plus de trois heures durant. La viande fut mise à mariner plus de 18h dans un mélange de côtes du Rhône 2003 (pas mauvais mais plutôt bon à servir de base à ce plat, en particulier en comparaison aux deux vins suivants), de Coteaux du Languedoc Montcalmès 2004 (ouvert depuis quatre jours) et bien entendu de vin bourguignon, avec un Givry 2005 des frères Joblot.

 

 

Je me suis amusé à déguster les deux vins en parallèle :

Le Montcalmès 2004 est un vin bâti sur la finesse, aussi bien au nez, joliment fruité et épicé, même si ouvert depuis quatre jours. La bouche me régale, car j'y retrouve tout ce que j'aime dans les grands vins du Sud de la France : de la matière, de la suavité, de la douceur, de la richesse et de la fraîcheur. Les tannins sont élégants, fins, aucun creux, un joli volume qui se termine par une finale très douce. A l'ouverture, le vin se montrait réservé. Belle garde prévisible. Accord convaincant avec le met.

Le Givry premier cru Clos Grand Marole 2005 du domaine Joblot explose dès l'ouverture : cassis, cerise à l'eau de vie, noyau de cerise, framboise, rose. Nez complexe, très fruité, légèrement épicé, un régal quand on plonge le nez dans le verre. La bouche n'est pas en reste, avec une matière opulente, corsée, mais dotée d'une fraîcheur qui équilibre et tend le vin vers une finale racée, sur une longue note de cerise kirschée. Superbe ! Ce 2005 me paraît plus dense que le 2002 (bien plus que le 2004), plus frais que le 2003. Un vin complet, d'une grande richesse et d'un équilibre qui peut évoquer de beaux crus de la Côte de Nuits. Accord de rêve avec le boeuf bourguignon.

Un bon mets réalisé avec amour, d'excellents vins, des accords réussis, en compagnie de la femme de ma vie (avec mon petit qui va bientôt arriver). En un mot (de ma femme) : Harmonie

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