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  • Philippe Belnoue
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  • Amateur de bonne chère, de vins et de gastronomie, passionné de musique classique depuis l'adolescence, et de physique (mon premier métier). Le tout saupoudré de fiscalité (juste ce qu'il faut) et de beaucoup de philosophie.
Dimanche 23 novembre 2014 7 23 /11 /Nov /2014 16:30

Idée saugrenue peut-être, dans ces temps de prohibition où il devient de plus en plus difficile de proposer des vins et, a fortiori, des alcools de grains à ses convives, sans passer pour l'alcoolique de service. 

Qu'il devient déplaisant désormais de ne presque plus pouvoir faire rimer vins et alcools de qualité avec partage et convivialité ! 

Bien sûr, une consommation immodérée de l'alcool n'est pas acceptable, mais il faut apprendre à devenir adulte, à déguster donc des produits de qualité et issus d'une belle tradition le plus souvent, avec notre amie "modération". Quand on voit que même des pays de tradition musulmane conservent voire développent à nouveau la production du vin, on peut percevoir ici les bienfaits d'un usage très modéré de vins et d'alcools de grande qualité. L'élite arabe à la fin du VIIème siècle (occident) et donc plus de cinquante ans après l'Hégire, buvait encore du vin de raisin, mais fut contraint pour raison hyginénique et de santé publique à dénigrer les vins de fruits dans leur ensemble, le vin de palme - une horreur pour celles et ceux qui en ont goûté - faisant des ravages parmi la population de la péninsule. Ayant rencontré des musulmans ouverts à la consommation modérée de vins de qualité - ils sont rares -, le seul vrai interdit étant de prier l'esprit parfaitement clair et sans avoir consommé au préalable nulle drogue ou équivalent, les propos tenus par bien personnes relèvent du dogmatisme, de la méconnaissance de certaines lois - dont celles du savoir vivre ensemble ! - et parfois en France plus prosaïquement de la peur de la marchaussée...

Aussi, à contre courant de cette mode du "je ne bois que de l'eau" qui conduit à être souvent aussi triste qu'une porte de prison - bon, c'est un peu exagéré mais est-ce si faux ? -, j'ai eu envie de me constituer une petite cave de quelques flacons, whiskies au cas particulier, d'horizons divers, pour moi et surtout pour certains convives amateurs de ces breuvages fort en goûts. 

 

Alors pour commencer, j'ai commandé quelques bouteilles : 

- d'abord, un Knockando 18 ans "slow matured" (distillé en 1994)

Jolie robe dorée, brillante. 
Le nez est assez élégant, fruité et fumé, caramel, cire, avec en arrière plan une note boisée qui a tendance à monter à l'aération. 
Bouche assez équilibrée et onctueuse, la longueur est correcte, on sent le feu mais cela reste assez élégant (bien plus qu'un Glenfiddich 12 ans le w.e. dernier). Le boisé est assez marqué à mon goût et pas d'une grande qualité malheureusement. 
L'ajout d'une goutte d'eau a permis de gagner en équilibre et d'ouvrir un peu le whisky, sur l'amande et les notes florales. 
Ce whisky est bon, mais possède assez peu de personnalité, semble sans beaucoup de relief ni de complexité. 

Arès conseil aurès de grands connaisseurs, cherchant des valeurs sûres et à belle personnalité, je vais m'orienter vers un panel varié et qualitatif, pour des moments et envies différents :

- Ardberg Uigeadail (Islay),

- Redbreast 12 ans (Irish Whiskey - Single Pot Still)

- Nikka "From the Barrel", pour goûter à un blend de grande qualité issu du pays du Soleil Levant, pays que j'aimerai un jour découvrir ; sa culture me fascine depuis l'adolescence.

Trois classiques dans leurs styles respectifs, d'horizons divers. 

Quelques pistes en suppléments : on me conseille aussi Caol Ila 12 ans, Glendronach 15 ans "Revival", le Maccalan Amber étant mis de côté car moins côté auprès des amateurs que je ne le pensais initialement.

Autres pistes : Hibiki 12 ans et Isle of Jura "Elixir" 12 ans.

J'ai hâte d'y goûter ! 

Slainte !

Par Philippe Belnoue - Publié dans : Gastronomie
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Dimanche 5 mai 2013 7 05 /05 /Mai /2013 21:30

Journée ensoleillée, les enfants en vacances chez papy&mamie durant le w.e. et un marché qui s'égaye de jolies tomates telles la Noire de Crimée. Après un dimanche assez studieux, préparation de stage oblige, la faim dînatoire est venue aiguiser mon appétit : direction la cuisine pour un plat simple, goûteux et à la portée de mes forts modestes moyens culinaires.

Après tout, pour trouver l'inspiration et une forme de bonheur, il suffit parfois simplement d'une belle tranche de pain frais, tiède en l'occurence, légèrement toastée, tout droit venue du boulanger Degrolard de Taverny, qui produit de superbes baguettes tradition (la prochaine fois, j'essaierai avec des tranches de pain de campagne).

Tranche frottée d'une bonne huile d'olive (j'évite l'ail...) puis tranches généreuses de mozzarella di bufala Campana (la vraie, celle qui parle avé l'accent et les mains ). On passe le tout au grill 5 minutes max, dans un four pré-chauffé à 250 °C. Texture très sympa à la vue, légèrement dorée sur le dessus.

Ensuite, petit tour de moulin à poivre et fleur de sel (pas trop). Tranches de tomates fraîches par dessus et repasse sur (sous) le grill pour 5 minutes supplémentaires.

La tartine se positionne ensuite dans l'assiette ; on l'aide un peu évidemment, le passage sous le grill l'ayant rendu moins vigoureuse mais plus croustillante. Petit tour de moulin à poivre, parce que je le v(e)aux bien, une pointe de curcuma (idem) et un filet d'huile de noix (conservée en introduisant un peu de fleur de sel dans le flacon, production en directe de Toulouse, cadeau d'une collègue) ou d'olive selon l'inspiration. On peut même essayer l'huile de noisette, c'est pas mal.  

J'accompagne la tartine d'une petite salade de tomates (coupées en fines tranches) et d'un filet d'huile d'olive et surtout de vinaigre balsamique, et c'est le bonheur dans l'assiette ! 

Evidemment, n'oublions pas le nectar des dieux, de Bacchus en particulier, à savoir cette fois-ci, un superbe Givry Servoisine 2010 du domaine Joblot, car tout est beau dans l'pinot. Comme dirait l'ami Georges, what else ?  

Phil

PS : avec une pensée pour toutes celles et tous ceux victimes des inondations dans trois départements bourguignons. 

Par Philippe Belnoue - Publié dans : Gastronomie
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Dimanche 5 mai 2013 7 05 /05 /Mai /2013 08:59

Autre révélation musicale récente, le bonheur est renouvelé à chaque écoute du dernier disque de Bertrand Chamayou (sur piano Erard 1837 dans le concerto de Liszt), de Julien Chauvin (au violon pour la Rêverie et Caprice de  Berlioz) & de Jérémie Rhorer, ce dernier dirigeant le Cercle de l'Harmonie, ensemble qu'il a fondé récemment.

 

                                              http://www.pianiste.fr/images/bibli/pia0076066romantiques.jpg_750_750_1

 

Voilà une équipe où la jeunesse se conjugue avec un immense talent artistique. La verve des interprétations et une évidente complicité entre les interprètes font souffler l'énergie du bonheur de jouer ensemble.

On y trouve donc un impeccable concerto de Liszt sous les doigts et l'inspiration d'un de ses plus brillants thuriféraires, révélé par ses études transcendantales vers 2004, premier album du pianiste, il me semble. Son album consacré aux Années de Pélerinage ont marqué un jalon dans la discographie et son jeu d'une probité portée par un imaginaire & une culture riches m'ont permis de retrouver les belles émotions perçues lors d'un concert dans le Gers en août 2009. Quel beau moment de musique ! J'aime ce concerto sans affèterie, simplement jouissif, au Romantisme assumé (et cultivé).

Bertrand Chamayou est décidément l'un des pianistes du moment, dont j'admire le parcours. Je lui souhaite de continuer ainsi et d'avoir une longue et brillante carrière, car il le mérite. Tous ses enregistrements sont à connaître.

Mais l'oeuvre marquante de l'album "Le Paris des Romantiques" reste la quatrième symphonie en sol majeur opus 33 de Napoléon-Henri Reber (1807 - 1880). La verve, la douceur de cette musique, aucunement mièvre, me rappelle Mendelssohn, certes, mais aussi Schubert qui croiserait le chemin de Schuman (3ème mouvement) complété par quelques accents alla Bruckner, il me semble. Bref, au delà de cette petite liste à la Prévert, c'est bien d'une oeuvre singulière et immédiatement attachante dont il s'agit. Merci à Jérémie Rhorer & à son Cercle de l'Harmonie de nous mettre en lumière cette musique que je ne me lasse pas d'écouter.

Pour découvrir un extrait de cette symphonie, vous pouvez écouter le premier mouvement sur le site de Naïve ou sur musicme (nonobstant quelques publicités...)

Bonne écoute.

Par Philippe Belnoue - Publié dans : Musiques au coeur
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Jeudi 2 mai 2013 4 02 /05 /Mai /2013 22:32

Il est de certains instants de grâce qui marquent à jamais l'esprit et le coeur. En écoutant pour la première fois cet air fameux de Camille Saint-Saëns à la radio, me vint sans prévenir une émotion vive, mêlant la joie de la découverte (j'avais pourtant la sensation de connaître cet air, qui est l'évidence même comme tous les airs géniaux) à celle de la détresse de ne pouvoir réentendre ad nauseam cette douce musique, portée par la merveilleuse voix mezzo de Marie-Nicole Lemieux. 

                                             Marie-Nicole-Lemieux.jpg

L'air est issu du second acte de l'opéra Samson et Dalila de Saint-Saëns. Certes, cet hymne à l'Amour cache la trahison et la soif de vengeance de Dalila qui cherche à séduire et perdre Samson, le chef des Hébreux, mais quand même ! Comment ne pas succomber aux charmes de cette douce mélopée !? On se plaît à envier Samson, malgré le piège tendu par l'héroïne : quel bonheur de rencontrer un tel appel à l'Amour de la sorte. Qu'il me plairait, comme à beaucoup j'en suis sûr, qu'une femme vienne me sussurer des mots d'amour d'aussi belle et tendre manière.

Phil

Par Philippe Belnoue - Publié dans : Musiques au coeur
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Lundi 1 avril 2013 1 01 /04 /Avr /2013 22:41

Je ne connaissais Isabelle Stengers que de nom et, à vrai dire, lire un livre sur la philosophie de sciences ou sur son histoire, n'est pas forcément ma tasse de thé, à savoir celle d'un (pseudo-)scientifique en goguette, certes éloigné des paillasses et autres labos depuis de nombreuses années.

J'ai toutefois franchi le pas la semaine dernière et j'ai lu avec beaucoup d'intérêt et de plaisir le dernier opus d'Isabelle Stengers, intitulé Une autre science est possible ! Manifeste pour un ralentissement des sciences, Paris, Les empêcheurs de penser en rond / La découverte, 2013, 216 p., ISBN : 9782359250664.

L'auteure met en exergue le « caractère malsain d’une science incapable de nourrir ce milieu « amateur » qui, aujourd’hui, fait cruellement défaut ».

Je ne peux que partager ce constat d'une grande clairvoyance. On se croît suffisamment informé, mais peu d'entre nous perçoivent les enjeux d'une science qui se dévoie dans la course aux publications rapides, non vérifiées, validées par des "referee" qui naviguent pour la plupart dans le même travers et que personne d'autres qu'eux-même ne peut contrôler ou comprendre.  Il y a des charlatans dans le monde scientifique, même si certains sont brillants.

Phil

Par Philippe Belnoue - Publié dans : Sciences
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