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  • Philippe Belnoue
  • le blog du p'titphilou
  • musique philosophie gastronomie sciences vins
  • Amateur de bonne chère, de vins et de gastronomie, passionné de musique classique depuis l'adolescence, et de physique (mon premier métier). Le tout saupoudré de fiscalité (juste ce qu'il faut) et de beaucoup de philosophie.
Dimanche 5 mai 7 05 /05 /Mai 21:30

Journée ensoleillée, les enfants en vacances chez papy&mamie durant le w.e. et un marché qui s'égaye de jolies tomates telles la Noire de Crimée. Après un dimanche assez studieux, préparation de stage oblige, la faim dînatoire est venue aiguiser mon appétit : direction la cuisine pour un plat simple, goûteux et à la portée de mes forts modestes moyens culinaires.

Après tout, pour trouver l'inspiration et une forme de bonheur, il suffit parfois simplement d'une belle tranche de pain frais, tiède en l'occurence, légèrement toastée, tout droit venue du boulanger Degrolard de Taverny, qui produit de superbes baguettes tradition (la prochaine fois, j'essaierai avec des tranches de pain de campagne).

Tranche frottée d'une bonne huile d'olive (j'évite l'ail...) puis tranches généreuses de mozzarella di bufala Campana (la vraie, celle qui parle avé l'accent et les mains ). On passe le tout au grill 5 minutes max, dans un four pré-chauffé à 250 °C. Texture très sympa à la vue, légèrement dorée sur le dessus.

Ensuite, petit tour de moulin à poivre et fleur de sel (pas trop). Tranches de tomates fraîches par dessus et repasse sur (sous) le grill pour 5 minutes supplémentaires.

La tartine se positionne ensuite dans l'assiette ; on l'aide un peu évidemment, le passage sous le grill l'ayant rendu moins vigoureuse mais plus croustillante. Petit tour de moulin à poivre, parce que je le v(e)aux bien, une pointe de curcuma (idem) et un filet d'huile de noix (conservée en introduisant un peu de fleur de sel dans le flacon, production en directe de Toulouse, cadeau d'une collègue) ou d'olive selon l'inspiration. On peut même essayer l'huile de noisette, c'est pas mal.  

J'accompagne la tartine d'une petite salade de tomates (coupées en fines tranches) et d'un filet d'huile d'olive et surtout de vinaigre balsamique, et c'est le bonheur dans l'assiette ! 

Evidemment, n'oublions pas le nectar des dieux, de Bacchus en particulier, à savoir cette fois-ci, un superbe Givry Servoisine 2010 du domaine Joblot, car tout est beau dans l'pinot. Comme dirait l'ami Georges, what else ?  

Phil

PS : avec une pensée pour toutes celles et tous ceux victimes des inondations dans trois départements bourguignons. 

Par Philippe Belnoue - Publié dans : Gastronomie
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Dimanche 5 mai 7 05 /05 /Mai 08:59

Autre révélation musicale récente, le bonheur est renouvelé à chaque écoute du dernier disque de Bertrand Chamayou (sur piano Erard 1837 dans le concerto de Liszt), de Julien Chauvin (au violon pour la Rêverie et Caprice de  Berlioz) & de Jérémie Rhorer, ce dernier dirigeant le Cercle de l'Harmonie, ensemble qu'il a fondé récemment.

 

                                              http://www.pianiste.fr/images/bibli/pia0076066romantiques.jpg_750_750_1

 

Voilà une équipe où la jeunesse se conjugue avec un immense talent artistique. La verve des interprétations et une évidente complicité entre les interprètes font souffler l'énergie du bonheur de jouer ensemble.

On y trouve donc un impeccable concerto de Liszt sous les doigts et l'inspiration d'un de ses plus brillants thuriféraires, révélé par ses études transcendantales vers 2004, premier album du pianiste, il me semble. Son album consacré aux Années de Pélerinage ont marqué un jalon dans la discographie et son jeu d'une probité portée par un imaginaire & une culture riches m'ont permis de retrouver les belles émotions perçues lors d'un concert dans le Gers en août 2009. Quel beau moment de musique ! J'aime ce concerto sans affèterie, simplement jouissif, au Romantisme assumé (et cultivé).

Bertrand Chamayou est décidément l'un des pianistes du moment, dont j'admire le parcours. Je lui souhaite de continuer ainsi et d'avoir une longue et brillante carrière, car il le mérite. Tous ses enregistrements sont à connaître.

Mais l'oeuvre marquante de l'album "Le Paris des Romantiques" reste la quatrième symphonie en sol majeur opus 33 de Napoléon-Henri Reber (1807 - 1880). La verve, la douceur de cette musique, aucunement mièvre, me rappelle Mendelssohn, certes, mais aussi Schubert qui croiserait le chemin de Schuman (3ème mouvement) complété par quelques accents alla Bruckner, il me semble. Bref, au delà de cette petite liste à la Prévert, c'est bien d'une oeuvre singulière et immédiatement attachante dont il s'agit. Merci à Jérémie Rhorer & à son Cercle de l'Harmonie de nous mettre en lumière cette musique que je ne me lasse pas d'écouter.

Pour découvrir un extrait de cette symphonie, vous pouvez écouter le premier mouvement sur le site de Naïve ou sur musicme (nonobstant quelques publicités...)

Bonne écoute.

Par Philippe Belnoue - Publié dans : Musiques au coeur
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Jeudi 2 mai 4 02 /05 /Mai 22:32

Il est de certains instants de grâce qui marquent à jamais l'esprit et le coeur. En écoutant pour la première fois cet air fameux de Camille Saint-Saëns à la radio, me vint sans prévenir une émotion vive, mêlant la joie de la découverte (j'avais pourtant la sensation de connaître cet air, qui est l'évidence même comme tous les airs géniaux) à celle de la détresse de ne pouvoir réentendre ad nauseam cette douce musique, portée par la merveilleuse voix mezzo de Marie-Nicole Lemieux. 

                                             Marie-Nicole-Lemieux.jpg

L'air est issu du second acte de l'opéra Samson et Dalila de Saint-Saëns. Certes, cet hymne à l'Amour cache la trahison et la soif de vengeance de Dalila qui cherche à séduire et perdre Samson, le chef des Hébreux, mais quand même ! Comment ne pas succomber aux charmes de cette douce mélopée !? On se plaît à envier Samson, malgré le piège tendu par l'héroïne : quel bonheur de rencontrer un tel appel à l'Amour de la sorte. Qu'il me plairait, comme à beaucoup j'en suis sûr, qu'une femme vienne me sussurer des mots d'amour d'aussi belle et tendre manière.

Phil

Par Philippe Belnoue - Publié dans : Musiques au coeur
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Lundi 1 avril 1 01 /04 /Avr 22:41

Je ne connaissais Isabelle Stengers que de nom et, à vrai dire, lire un livre sur la philosophie de sciences ou sur son histoire, n'est pas forcément ma tasse de thé, à savoir celle d'un (pseudo-)scientifique en goguette, certes éloigné des paillasses et autres labos depuis de nombreuses années.

J'ai toutefois franchi le pas la semaine dernière et j'ai lu avec beaucoup d'intérêt et de plaisir le dernier opus d'Isabelle Stengers, intitulé Une autre science est possible ! Manifeste pour un ralentissement des sciences, Paris, Les empêcheurs de penser en rond / La découverte, 2013, 216 p., ISBN : 9782359250664.

L'auteure met en exergue le « caractère malsain d’une science incapable de nourrir ce milieu « amateur » qui, aujourd’hui, fait cruellement défaut ».

Je ne peux que partager ce constat d'une grande clairvoyance. On se croît suffisamment informé, mais peu d'entre nous perçoivent les enjeux d'une science qui se dévoie dans la course aux publications rapides, non vérifiées, validées par des "referee" qui naviguent pour la plupart dans le même travers et que personne d'autres qu'eux-même ne peut contrôler ou comprendre.  Il y a des charlatans dans le monde scientifique, même si certains sont brillants.

Phil

Par Philippe Belnoue - Publié dans : Sciences
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Lundi 1 avril 1 01 /04 /Avr 09:33

A l'heure où le printemps affleure avec son cortège de poissons rieurs, où la vie renaît après un long hiver, l'Amour reste éternel :

 

lac-du-bourget-savoie jpg

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?

Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots :

" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

" Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

" Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.

" Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! "

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur, 
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?

Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !

Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?

Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !

Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.

Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !

Le Lac d'Alphonse de Lamartine

Par Philippe Belnoue - Publié dans : Lectures
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